24 janvier : « L’important c’est que ça se passe bien » La mobilisation se normalise …

24 janvier : « L’important c’est que ça se passe bien »

La mobilisation se normalise …

 

Plus dense que la précédente – peut-être plus de 600 personnes – la manifestation de ce vendredi est restée aussi bon enfant que mortellement ennuyeuse. On remarque seulement qu’à mesure que les semaines s’égrainent, certains secteurs rejoignent la mobilisation tandis que d’autres s’effacent imperceptiblement. Ainsi, pour la première fois depuis le 5 décembre et à la faveur de l’opposition à la réforme du Bac, on remarquait la présence de lycéens qui en ont profité pour distribuer un tract dans lequel ils avaient couché leurs revendications.
Serait-ce le début d’un frémissement dans les établissements scolaires ?

Kermesse traîne savate

Pas d’action sur le terrain en cette veille de week-end, mais la répétition dans une ambiance de kermesse d’un tour de ville sans effet et sans perspective. La chefferie syndicale locale, très « républicaine », comme elle aime à s’en féliciter au micro, n’a jamais brillé ni par son esprit d’initiative, ni par sa perspicacité . Et pour la seconde fois, le déroulement d’un ruban de « sécurité » en tête de défilé ne nous rassure pas sur la capacité des appareils locaux à se hisser à la hauteur de la situation. D’ailleurs, avons nous besoin d’être rassurés ?

L’ arrêt à la permanence de LRM, fermé et virilement protégé tombe, lui aussi, progressivement dans la routine.

Aux voeux du maire

Envisagée comme une action surprise, quelle ne fut pas la nôtre lorsque nous nous retrouvâmes face à de petits groupes d’uniformes à l’extérieur et à l’intérieur de la mairie. Manifestement, l’information avait été divulguée, ce qui n’est pas une première en soi, tant les relations entre « syndicalistes républicains » et « policiers républicains » sont proches et amicales …

En ce 24 janvier au soir, nous étions loin de l’action spontanée et jouissive menée en 2016 au même endroit contre la « Loi Travail » imposée à coup de 49.3 par les amis socialistes de Frédéric Cuvillers. Loin également du chahut organisé à cette même époque à la salle de la Faïencerie lors d’une réunion animée conjointement par la CFDT et ce même F. Cuvillier pour nous vendre les bienfaits de « la réforme » du moment…

Notre petit doigt nous dit que les élections municipales arrivent à grands pas et que les marchandages entre fractions de ce qui subsiste encore à gauche ont déjà commencé. Et en ce vendredi soir, tout se termina de part et d’autre par une amicale et franche poignée de main …

Un point noir qui nous fait voir rouge

Il semblerait qu’un manifestant arrêté lors de la précédente édition se soit vu littéralement abandonné à l’intimidation du pouvoir : commissariat, comparution immédiate et verdict à l’avenant. Il est évident que cette personne a payé pour celles et ceux qui mènent des actions de terrain absolument indispensables dans le rapport de force actuel.

Un débat de fond doit s’engager localement sur la répression qui sans nul doute ne s’arrêtera pas là. Et si nous nous sommes interrogés sur le sens de cette maxime que nous souffla un de nos camarades du rail, : « l’important c’est que ça se passe bien », pour nous, il est clair qu’on n’abandonne personne en cours de route, quoi que l’Etat puisse lui reprocher. Nous nous montrerons extrêmement vigilant et sans concession sur ce point de la lutte !

Boulogne-sur-mer, le 26/01/2020

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