A lire et à écouter en ce moment

 

 

 

Mai 68 : débats et texte. 

Pour les débats, nous proposons de visionner ces deux interventions récentes de Jean Pierre Duteuil : la première en compagnie de Claire Auzias qui s’est déroulée à Rennes à l’invitation du groupe local de la Fédération Anarchiste. La seconde en compagnie d’Alain Bihr s’est tenue à Strasbourg. Chacune d’elles est segmentée en plusieurs parties qu’il vous faudra télécharger. 

A Rennes :

https://www.youtube.com/watch?v=RzHJ1Ct8hmo

A Strasbourg :

https://www.youtube.com/watch?v=9RXQnk4UV1k

Pour le texte, nous proposons celui d’Henri Simon : “Ce fut aussi cela, Mai 68”. Ce texte est publié dans le n° 163 de la revue Echanges (printemps 2018).

http://www.echangesetmouvement.fr/2018/05/ce-fut-aussi-cela-mai-68/

 

 

Une analyse (critique) du mouvement social du Printemps 2018 

et sa défense du « service public » – avec Alain du blog Carbure, auteur de l’article « Printemps 2018 : sur les mouvements sociaux et la défense du service public ».

Avec une analyse du mouvement étudiant, des « mouvements sociaux » de défense du « service public », de l’évolution des entreprises publiques, de la division matérielle (et idéologique) des travailleurs du public et du privé, du déclin du syndicalisme conflictuel et du modèle des mouvements sociaux, de la montée des populismes altercapitalistes comme conséquence de l’échec des mouvements sociaux et comme débouché probable du mouvement actuel, de la crise du capitalisme comme crise structurelle du capital (reportée sur les salaires), de la crise du mouvement ouvrier et de la légitimité d’un discours de défense des intérêts des salarié-e-s, et des « débordements » du type des émeutes de 2005 comme forme de lutte alternative au « mouvement social » [50 minutes]

A écouter sur le site Sortir du capitalisme : http://sortirducapitalisme.fr/emissions/252-une-analyse-critique-du-mouvement-social-du-printemps-2018-et-sa-defense-du-service-public

 

 

L’Ouvrier, Une expérience militante révolutionnaire, 

La Bussière, Acratie, 2016, 273 pages. 

A La Mouette, nous avons lu cet ouvrage qui mérite bien la critique qu’en fait le site Dissidences :

L’Ouvrier, c’est un petit groupe de militants, essentiellement de la SNCF, qui a rompu avec Lutte ouvrière en 1992 et qui depuis existe à travers la publication d’une lettre-tract intitulée précisément L’ouvrier1. Cet ouvrage, qui devrait plutôt s’intituler « Une expérimentation… » qu’une expérience, est résolument passionnant de bout en bout, du point de vue de la compréhension des mécanismes de fonctionnement d’une « organisation » qui se veut révolutionnaire. En effet, en dehors de textes programmatiques (deuxième partie, « Nos spécificités », en douze points, sur lesquels nous reviendrons par la suite), l’essentiel du livre est constitué de rapports d’activités rédigés par différents militants et militantes à propos de leurs activités. Étant donné le très fort penchant quantophrénique (sorte de fascination pour le chiffrage des phénomènes) provenant de la culture politique de LO, de ces militants, c’est un ensemble de documents de première main qui sont ainsi rendus disponibles.

La suite sur : https://dissidences.hypotheses.org/9262

 

 

 

 

Mais tout commence

Analyse du mouvement contre la Loi Travail 
Pour une nouvelle trajectoire révolutionnaire
Ed. Acratie. 240 pages – février 2018

Nous vous conseillons la lecture de ce livre écrit par les camarades du Groupe “Bad Kids” de Toulouse. L’ouvrage livre une analyse du mouvement dit contre la “Loi travail” à laquelle vous avez sans doute participé. Si, comme à nous, il vous a laissé dans la bouche un arrière goût assez désagré-able, la lecture de “Mais tout commence” vous confortera dans l’idée qu’une page s’est définitivement tournée …

Au printemps 2016, il ne s’est rien passé de fou mais il y a eu du nouveau qui annonce la sortie de l’interrègne. Tandis que la loi Travail assassinait définitivement ce qu’il restait du syndicalisme combatif en France, les mêmes syndicats ont pu constater que leur corps social s’était réduit comme une peau de chagrin. Les patrons ont en quelque sorte achevé la bête qu’ils lacèrent depuis les années 1970. Le mouvement contre la loi Travail a eu cette particularité : on ne luttait pas pour le retrait d’une attaque concrète contre les conditions de travail mais contre un nouvel aménage-ment de la gestion des conflits de classe au travail, dans la même veine que les deux réformes précédentes, d’abord sous la forme de l’exception jusqu’à celle de la règle. C’est une opération de décentralisation qui vise à désamorcer l’obstacle syndical face à l’avancée patronale. C’est une nouvelle étape dans l’atomisation du prolétariat. Le dernier rôle accordé aux directions syndicales a été de maintenir l’ordre, de hurler avec les loups sans parvenir à produire une hégémonie dans la lutte. Aucune de leurs perspectives n’a été reprise. Nous étions une masse hétérogène, rassemblée autour du refus de la réforme du code du travail, sans qu’aucun sauveur ne parvienne à nous montrer la voie. On nous a montré la loi, ses flics, ses lacrymos, ses services d’ordre. Des comateux, des éborgnés, des mutilés. Mais il serait dommage de ne présenter que nos moments de faiblesse et d’isolement. Face à la police, face à la justice, nous nous sommes organisés, nous nous sommes battus.

Mais n’y a-t-il pas eu trop de « Nous » contre « Eux » ? Un face-à-face qui ne peut que produire de l’isolement. Pourquoi si peu de grèves dures ? Comment expliquer l’absence aussi lourde de certaines fractions du prolétariat ? Que dire du manque de perspectives concrètes ? Sommes-nous démunies face aux restructurations sans fin ? Sommes-nous condamnés à servir de chair à manifs pour les réformistes et encadrants du mouvement ? Quelles perspectives de lutte aujourd’hui, dans le sillage des nouvelles dispositions patronales ? Quelles perspectives de lutte aujourd’hui pour en finir avec ce monde de merde ?

Pour de la vente directe, contacter les auteurs à l’adresse suivante :   badkids@riseup.net