A lire et à écouter en ce moment

 

 

Les cons ne se font plus piéger qu’à 10 % !

Au sortir de la pantalonnade des européennes, nos camarades de l’OCL ont déniché cet article sur Médiapart ; nous le relayons sans réserve.

Pour qui douterait encore de l’escroquerie politique, intellectuelle et morale du système électoral et de la valeur de la représentation des élus, cette mise au point est sans appel.

Les candidats ne représentent qu’eux-même ( et au mieux un parti, un club, une bande de potes, une secte… ), ils le savent et tentent encore et toujours de se réfugier dans le déni et pérorent,  minimisent ou sont dépités face à leurs résultats.

Lumière sur ce huis-clos grotesque, pathétique et dangereux.

https://blogs.mediapart.fr/gerbeau/blog/270519/90-des-electeurs-na-pas-vote-pour-le-rassemblement-national

 

Algérie : le bonheur de se révolter

Ce texte sur la situation en Algérie émane du site L’Ouvrier dont nous avons déjà mentionné la qualité du travail au travers de la publication d’un livre paru aux éditions Acratie. 

Comme pour la plupart des textes rédigé par ce groupe, celui-ci est à la fois clair et pertinent sur la question : 

https://louvrier.org/sites/default/files/322-%20Algérie%206_5_19.pdf

L ‘Ouvrier se distingue de nombre de publications militantes en faisant le choix d’écrire :  « pour les prolétaires, les opprimés, les pauvres, et ceux qui sans l’être se sentent de leur côté. Nous écrivons de manière à être lus aussi par ceux à qui la société n’a pas donné les facilités de lire. Et nous écrivons de manière que nos textes puissent être réutilisés, longtemps après leur parution ».

Nous conseillons la consultation du site L’Ouvrier à retrouver sur le lien suivant :

https://louvrier.org

 

 

A propos de ce qu’il se joue actuellement en Algérie 

Sur Radio Libertaire, Ndejib Sidi Mousssa, auteur de « Algérie une autre histoire de l’indépendance » est de retour d’un séjour de trois semaines à Alger. Il nous fait part de ses impressions sur la mobilisation actuelle.

 http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons/406_8avril2019.mp3

 

 

« Guerre de classe » analyse le mouvement des gilets jaunes

Le site Spartacus 1918 relaie le bulletin consacré aux Gilets Jaunes par le groupe communiste guerre de classe.

Une analyse sérieuse des pratiques et fonctionnement des multiples groupes actifs en France – et au-delà. Résolument tenant d’une perspective révolutionnaire, étayée sur les positions politiques qui lui sont propres, le groupe dégage les contradictions et les solidarités qui se construisent dans la durée, en exprimant les limites comme les possibles d’un « mouvement » qu’il inscrit dans la lutte pour l’émancipation prolétarienne.

http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2019/03/01/37140193.html

 

 

L’Ouvrier, Une expérience militante révolutionnaire, 

La Bussière, Acratie, 2016, 273 pages. 

A La Mouette, nous avons lu cet ouvrage qui mérite bien la critique qu’en fait le site Dissidences :

L’Ouvrier, c’est un petit groupe de militants, essentiellement de la SNCF, qui a rompu avec Lutte ouvrière en 1992 et qui depuis existe à travers la publication d’une lettre-tract intitulée précisément L’ouvrier1. Cet ouvrage, qui devrait plutôt s’intituler « Une expérimentation… » qu’une expérience, est résolument passionnant de bout en bout, du point de vue de la compréhension des mécanismes de fonctionnement d’une « organisation » qui se veut révolutionnaire. En effet, en dehors de textes programmatiques (deuxième partie, « Nos spécificités », en douze points, sur lesquels nous reviendrons par la suite), l’essentiel du livre est constitué de rapports d’activités rédigés par différents militants et militantes à propos de leurs activités. Étant donné le très fort penchant quantophrénique (sorte de fascination pour le chiffrage des phénomènes) provenant de la culture politique de LO, de ces militants, c’est un ensemble de documents de première main qui sont ainsi rendus disponibles.

La suite sur : https://dissidences.hypotheses.org/9262

 

 

 

 

Mais tout commence

Analyse du mouvement contre la Loi Travail 
Pour une nouvelle trajectoire révolutionnaire
Ed. Acratie. 240 pages – février 2018

Nous vous conseillons la lecture de ce livre écrit par les camarades du Groupe “Bad Kids” de Toulouse. L’ouvrage livre une analyse du mouvement dit contre la “Loi travail” à laquelle vous avez sans doute participé. Si, comme à nous, il vous a laissé dans la bouche un arrière goût assez désagré-able, la lecture de “Mais tout commence” vous confortera dans l’idée qu’une page s’est définitivement tournée …

Au printemps 2016, il ne s’est rien passé de fou mais il y a eu du nouveau qui annonce la sortie de l’interrègne. Tandis que la loi Travail assassinait définitivement ce qu’il restait du syndicalisme combatif en France, les mêmes syndicats ont pu constater que leur corps social s’était réduit comme une peau de chagrin. Les patrons ont en quelque sorte achevé la bête qu’ils lacèrent depuis les années 1970. Le mouvement contre la loi Travail a eu cette particularité : on ne luttait pas pour le retrait d’une attaque concrète contre les conditions de travail mais contre un nouvel aménage-ment de la gestion des conflits de classe au travail, dans la même veine que les deux réformes précédentes, d’abord sous la forme de l’exception jusqu’à celle de la règle. C’est une opération de décentralisation qui vise à désamorcer l’obstacle syndical face à l’avancée patronale. C’est une nouvelle étape dans l’atomisation du prolétariat. Le dernier rôle accordé aux directions syndicales a été de maintenir l’ordre, de hurler avec les loups sans parvenir à produire une hégémonie dans la lutte. Aucune de leurs perspectives n’a été reprise. Nous étions une masse hétérogène, rassemblée autour du refus de la réforme du code du travail, sans qu’aucun sauveur ne parvienne à nous montrer la voie. On nous a montré la loi, ses flics, ses lacrymos, ses services d’ordre. Des comateux, des éborgnés, des mutilés. Mais il serait dommage de ne présenter que nos moments de faiblesse et d’isolement. Face à la police, face à la justice, nous nous sommes organisés, nous nous sommes battus.

Mais n’y a-t-il pas eu trop de « Nous » contre « Eux » ? Un face-à-face qui ne peut que produire de l’isolement. Pourquoi si peu de grèves dures ? Comment expliquer l’absence aussi lourde de certaines fractions du prolétariat ? Que dire du manque de perspectives concrètes ? Sommes-nous démunies face aux restructurations sans fin ? Sommes-nous condamnés à servir de chair à manifs pour les réformistes et encadrants du mouvement ? Quelles perspectives de lutte aujourd’hui, dans le sillage des nouvelles dispositions patronales ? Quelles perspectives de lutte aujourd’hui pour en finir avec ce monde de merde ?

Pour de la vente directe, contacter les auteurs à l’adresse suivante :   badkids@riseup.net