Actualisation VII. Construisons la solidarité avec les mineurs espagnols en lutte.

Actualisation VII. Construisons la solidarité avec les mineurs espagnols en lutte.

 

La grève des mineurs repart de la base et se propage du León aux Asturies alors que les syndicats UGT et CCOO l’ont arrêté sans n’avoir rien obtenu après 65 jours de lutte.

La grève des mineurs espagnols a pris fin le 3 août dernier après 65 jours de combat. Au final le gouvernement espagnol n’aura cédé en rien sur ses coupes budgétaires mais les mineurs et leurs familles étaient épuisés financièrement et au bout de leur possibilité. Et pourtant, le rapport de force n’a jamais été favorable au gouvernement et à ses forces de répression. Les mineurs ont utilisé tous les moyens pour faire plier le ministre de l’industrie : blocage de routes, autoroutes et voies ferrées, enfermement dans les puits, manifestations, la Marche Noire etc… Tout cela avec des syndicats à la ramasse, se contentant de suivre le mouvement. Toutes ces actions ont été marquées par une forte solidarité de la population, d’abord celle des bassins miniers mais aussi dans toutes les villes et villages traversés par les Marches noires avec comme démonstration de cette solidarité l’immense manifestation madrilène du 11 juillet.

femmesenlutte.jpg

Mais voilà, la solidarité n’est pas allé assez loin et d’autres secteurs ne sont pas mis en lutte avec les mineurs provoquant leur épuisement. Les syndicats majoritaires n’ont guère aidé à la poursuite du mouvement, bien au contraire, tous préoccupés qu’ils sont par leur représentativité dans ce secteur, en témoigne les luttes entre UGT, CCOO et USO. La solidarité financière a été défaillante : l’USO n’aidant que ses adhérents, les autres syndicats ayant recours à un organisme de crédit à qui les travailleurs devront rembourser leurs jours de grève !

 

Malgré tout, cette grève a été marquante en Espagne et en Europe et son fiasco n’est à l’évidence pas digéré par les travailleurs qui ont mené une lutte particulièrement dure pendant plus de deux mois. Le conflit vient de resurgir dans des mines, des sous-traitants et des secteurs auxiliaires dès le 23 août. Piquets de grève, blocages… sont donc de retour. UGT et CCOO, absents et surpris par la détermination des grévistes ont d’abord minimisé l’ampleur d’un mouvement de grève et d’action qui ne fait que se développer, de s’organiser et de se solidariser de bassin à bassin.

femmesenlutte2.jpg

Il faut insister sur la participation primordiale des femmes et familles de mineurs qui assurent actions, logistique, relais avec et par le tissu associatif et des centres sociaux entre autres. La (ré)pression, au travers de licenciements de grévistes s’accentue ; c’est un vrai combat qui s’engage.

 

Pour en savoir plus : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1207

 

Nous reviendrons plus longuement sur les tenants et aboutissants de cette lutte dans le

numéro à venir de La Mouette Enragée.

Le 09/09/2012

This entry was posted in Solidarité internationale. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire