Une affiche à télécharger et à coller là où bon vous semble : boulot, bistrot, quartier …

Une affiche à télécharger et à coller là où bon vous semble : boulot, bistrot, quartier …

 

patrons-capitalistes.jpgPour l’affiche en pdf et l’imprimer, cliquez sur l’image ci-dessus

 

Ne parlons pas le langage de ceux qui nous exploitent et nous dominent!

 

 

La gauche est au pouvoir en France, et comme depuis plus d’un siècle en Europe, lorsqu’elle accède aux postes de commande de l’Etat, elle s’applique à protéger aux mieux les intérêts du capital contre ceux des prolétaires. Qui s’en étonne encore ? Personne, ou plus grand monde, fort heureusement. D’ailleurs, les petits maîtres à penser de ces crétins parlementaristes, ne leur conseillent-ils pas désormais d’abandonner, après les références, toute accointance avec un prolétariat devenu si “mauvais genre” ? Coupable qu’il est à leurs yeux, de ne pas goûter aux plaisirs et avantages d’une modernité pourtant si libérale (1).

 

Une chose est certaine : le prolétariat, cette “rude race païenne, sans foi, ni loi, ni idéal” comme s’est plu à la dépeindre Mario Tronti (2) est en train, de son côté, de régler en partie la question. L’abstention dans les quartiers populaires aux dernières élections municipales, pour ambivalente qu’elle soit, est un signe tangible d’une rupture entamée … Il en faudra bien d’autres et d’une autre nature, nous en convenons …

 

Pour l’heure, prolétaires avec ou sans travail, c’est encore et toujours la loi du plus fort qui nous est imposée et avec elle, son langage. Entendez, dans les réunions de service au bureau, derrière les directives du contremaître, à Pôle Emploi, dans les médias et la presse syndicale, cette même phraséologie qui ne poursuit qu’un objectif : celui de nous soumettre, de nous forcer à agir et penser contre nos propres intérêts. Celui de parler la langue des maîtres du moment, de penser avec leurs mots. Il ne s’agit en fait que de l’organisation d’un contrôle qui poursuit l’objectif de désagréger le lien social dans toutes ses composantes, d’avorter toute conflictualité, toute perspective de lutte collective …

 

Parce que le capitalisme est un rapport social total qui forge tout autant le langage que l’acier, il nous apparaît fondamental dans une période de grèves parcellaires et souvent défensives de réagir par nos propres moyens aux agressions que nous subissons, tant dans notre chair que contre notre conscience individuelle et collective. Les politiciens se définissent eux-mêmes comme « classe politique », les patrons comme « entrepreneurs » exclusifs et les syndicats comme garants de la paix et de l’équité sociale. Ceux-là même qui nous mènent la guerre de classe à outrance tout en criminalisant toute réponse prolétarienne.

 

La langue des capitalistes n’est pas la nôtre car les intérêts des capitalistes ne sont pas les nôtres. Nous ne partageons aucun intérêt commun. Nous n’aspirons qu’à nous libérer du travail qu’ils nous imposent et de la société mortifère qu’ils ont engendrée et qui conduit l’humanité à la barbarie.

 

Ne soyons plus soumis à la loi de la négociation entre les appareils patronaux, syndicaux, étatiques. L’acceptation de toute hiérarchie professionnelle, avec un boulot ou pas, cautionne la hiérarchie sociale qui régit l’organisation sociétale.

 

 

Cette affiche est la vôtre. Diffusons-la… et battons nous !

 

 

(1)Sur le site de terra nova : Gauche quelle majorité électorale pour 2012.

http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012

 

(2) in “Nous opéraïstes” Mario Tronti. Ed. d’en bas. 2013.

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